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 X - Tutoriels Français

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Grand manitou
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MessageSujet: X - Tutoriels Français   Dim 10 Avr - 23:16

Tutoriel orthographe

Les accords

Ce sont les fautes que je vois le plus souvent, honnêtement. Concernant les adjectifs ou les participes passés utilisés comme tels, ce n’est pas si difficile, il suffit de prendre l’adjectif/participe passé de base et de l’accorder au nom, attention cependant aux adjectifs se terminant en n qui double la consonne au féminin, ainsi que ceux qui se terminent en e à la base.

« Heather est une mignonne et jolie jeune fille. »

Ici nous avons donc un exemple parfait, c’est-à-dire l’adjectif « mignon » qui, comme dit précédemment, double sa consonne au féminin puisqu’il se termine en n au masculin, ainsi que « jeune » qui se termine en e de base. Et enfin, nous pouvons constater un adjectif normal, qui prend ici la terminaison -e puisque Heather est un nom propre, certes, mais un prénom féminin, ce qui fait que les adjectifs s’accordent au féminin.

N’oublions pas également les adjectifs se terminant en –eur, en –eux et en –eau. Les deux premiers font leur féminin en –euse, et le troisième passe de –eau à –elle. Il y a aussi les adjectifs terminant en –er qui deviennent –ère au féminin. ATTENTION cependant, certains adjectifs en –eur prennent un –e au féminin. Encore une fois, il faut illustrer la chose avec des exemples.

« La belle jeune fille, malheureuse, prit une mine songeuse et se dit que finalement, elle n’était pas si inférieure aux autres. »

Voici une phrase rassemblant tout ce qui est cité plus haut. Nous avons ici « beau » qui devient « belle », « malheureux » qui devient « malheureuse », « songeur » qui devient « songeuse » et pour finir, « inférieur » qui devient « inférieure ».

Il y a aussi les adjectifs en –al. En effet, ceux-ci prennent une terminaison en –aux lorsqu’ils sont au masculin pluriel, mais la terminaison reste normale sinon.

« Tes arguments sont assez…originaux. » Ici, nous avons l’adjectif « original » qui devient « originaux » car il s’accorde avec « arguments » qui est un nom masculin pluriel. Mémorisez bien cela.

Ceci devrait terminer la partie sur les terminaisons des adjectifs, j’ai peut-être oublié des terminaisons spécifiques, et je m’en excuse dans ce cas, n’hésitez pas à me prévenir.

Il est temps de passer à présent au sérieux de la chose. Je veux bien entendu parler de l’accord du participe passé dans les temps composés, et c’est là qu’on voit énormément de fautes. De base, comme on nous l’apprend au début, lorsque l’auxiliaire est être, le participe passé s’accorde avec le sujet, rien de difficile. Cependant, il ne faut pas oublier que toujours sur ces bases, si l’auxiliaire est avoir, le participe passé ne s’accorde pas sauf dans un cas particulier.

« Heather est arrivée, armée de son sniper en diamant. » Dans cette phrase, rien de difficile. Heather est le sujet, prénom féminin, donc « arrivée » est accordé au féminin.
« Heather a entendu la douce voix de sa chef derrière elle. » Dans celle-là, rien de sorcier non plus. L’auxiliaire est avoir, pas d’accord donc puisque le complément d’objet est situé après le verbe.
« La magnifique voix de June a été aimée par Jun tandis qu’elle lui murmurait des mots doux à l’oreille. » Ici, nous avons une phrase à la voix passive, ce qui signifie que le complément d’objet devient le sujet et que le participe passé passe au féminin puisqu’il s’accorde avec « La magnifique voix de June ».
« Jun l’a aimée. » Ici, « La magnifique voix de June » devient « l’ », et le complément d’objet est donc situé avant l’auxiliaire, qui, surprise…s’accorde donc avec le « l’ » puisque celui-ci représente un complément d’objet féminin.

Attention cependant, pour certains cas, il n’y a pas d’accord, par exemple pour les verbes « coûter », « valoir » ou « vivre » si les compléments les précédant expriment la durée, la mesure et le prix, à moins que les verbes soient utilisés transitivement. Par exemple…

« J’ai dormi pendant les deux heures que ce film a duré. »

Attention à nouveau, le participe passé de « falloir » ne s’accorde pas.

« Les efforts qu’il a fallu que je déploie pour résoudre cette énigme m’ont épuisée. »

Attention encore, si le participe passé de faire, « fait », est suivi d’un infinitif, il ne s’accorde pas.
« La malhonnêteté que je t’ai fait remarquer causera ta perte. » Ici, « malhonnêteté » est un nom féminin, cependant, il y a un infinitif après le participe passé, donc, pas d’accord.
« J’espère que la belle poésie que j’ai faite pour ma grande sœur chérie lui plaira. » Ici, le participe passé s’accorde avec « la belle poésie » car il n’y a pas d’infinitif après.

Pour finir, le pronom « en » ne permet pas l’accord, il faudra s’en méfier.

« J’en ai vu des centaines, des idiots qui ne pensaient qu’à la force brute et qui finissaient par tomber sur plus fort qu’eux. » Ici, l’auxiliaire « vu » devrait se terminer en s, mais cependant, le pronom « en » est celui qui représente le complément d’objet, ce qui signifie que le participe passé ne s’accorde pas.

Voilà pour le participe passé, si j’ai oublié des cas, n’hésitez pas à me le faire remarquer.

Pour finir, il reste le plus simple dans les terminaisons mais pourtant, certains arrivent encore à se tromper dessus. N’avez-vous jamais remarqué ces personnes qui disent, par exemple « Je vais arrivé » ? Eh bien, je peux vous dire une chose, c’est une faute vraiment basique. Le verbe demeure à l’infinitif s’il est situé après une préposition ou un verbe. Attention cependant, les verbes pronominaux s’accordent à moitié.

« Je vais réussir ma mission. » Ici, nous avons deux verbes se suivant. Le deuxième est donc à l’infinitif. Rien de difficile.

« Je réussirai à gagner l’amour de ma grande sœur. » Ici, le verbe « gagner » se situe après la préposition « à », ce qui signifie qu’il reste à l’infinitif. Toujours rien de sorcier, n’est-ce pas ?

« Je vous ordonne de vous rendre ! » Voici la seule difficulté dans l’infinitif des verbes. Ici, le verbe « se rendre » devient « vous rendre » puisqu’il est pronominal et que nous avons le pronom « vous » situé avant. Cela fonctionnerait avec « Je t’ordonne de t’arrêter ! » par exemple.

Nous avons donc terminé avec les terminaisons, en espérant que vous ne referez pas (ou très rarement) des fautes dessus.

Les homonymes

« Les homonymes, kessékça ? » Allez-vous me demander. Il est vrai qu’il faut commencer par le commencement. C’est-à-dire, expliquer ce que sont les homonymes. Les homonymes sont des mots s’écrivant et/ou se prononçant de la même manière. Je ne parlerai que des homophones, c’est-à-dire les mots qui se prononcent de la même manière, puisque c’est ici que l’on trouve les fautes. Il existe cependant les homographes, par exemple « as », le verbe avoir, et « as », comme la carte.

Concernant ces homophones, je ne ferai que les principaux, n’allons pas nous agacer avec « satire » et « satyre » non plus. Commençons tout d’abord par le grand ami de tous : a et à.

Je me demande encore comment on peut faire des fautes dessus alors que la méthode pour les différencier est apprise en primaire (Personnellement, je la sais depuis la maternelle.) et d’une simplicité déconcertante, il n’y a vraiment rien de sorcier.

« Elle a du mal à respirer. » Ici, nous avons nos deux concernés en une phrase. Et nous pouvons constater une chose : le premier est un verbe, l’autre est une préposition. Rien de difficile à comprendre, pourtant certains arrivent encore à faire la faute de ne pas mettre l’accent. Pour vous remémorer la petite règle : Si l’on peut dire « avait », c’est le verbe avoir. Sinon, c’est la préposition « à ». Gardez cela à l’esprit quand vous faîtes vos phrases. D’ailleurs, nous allons utiliser le début de ma phrase pour illustrer mes propos. « Gardez cela avait l’esprit » Cette phrase est-elle française ? Non. Donc, c’est la proposition « à » qu’il faut mettre, et non le verbe avoir. C’est la même chose pour l’inverse. « Mirajane à l’amour de sa fille pour principal bonheur. » Ici, nous pouvons dire « Heather avait l’amour de ses parents pour principal bonheur. », ce n’est donc pas la préposition « à » qu’il faut mettre, mais « a », comme le verbe « avoir ».

Ensuite, nous avons les habituels « s’est » et « c’est ». Et non, pas c, c pa bi1 2 dir sa. Encore une fois, je me demande comment on peut faire des fautes dessus. « s’ » est présent car on conjugue un verbe pronominal comme « se relever » au passé composé. « c’ », lui, est présent car on peut le remplacer par « ceci » ou « cela ». En exemples…

« Heather s’est relevée et a observé le ciel longuement, pensant à sa magnifique mère. » Ici, nous avons le verbe « se relever » cité plus tôt au passé composé. Ainsi, il devient « s’est relevée » puisque le pronom « se » est placé devant « est », et donc, on ne peut pas dire « se est ». Personnellement, je pense que pour savoir, il vaut mieux remplacer le sujet par un autre, « tu » par exemple, ce qui donnerait « Tu t’es relevée », nous pouvons donc observer un changement de pronom, qui s’accorde avec le sujet.

« C’est injuste ! » Ici, nous avons « c’est ». Nous pouvons donc remplacer le « c’ » par « ceci » ou « cela », ce qui donnerait « Ceci est injuste ! » ou « Cela est injuste ! », rien de sorcier donc.

Vous vous demandez peut-être pourquoi je n’ai pas inclus « ses », « sait », « sais » et « ces » dedans ? Pour moi, faire une faute pareille relève de l’école primaire, puisque déjà, « sait » et « sais » sont le verbe savoir. Mais personnellement, je trouve qu’on peut rapidement se trouver par inattention avec « ses » et « ces ». Ce n’est pas si compliqué pourtant. Le premier est un pronom possessif, qui exprime donc…la possession. Il faut donc réfléchir, est-ce que l’objet auquel on pense appartient à quelque chose ou quelqu’un ? Quant au deuxième, c’est un pronom démonstratif, il est le pluriel de « ce » selon l’emploi de celui-ci. Il sert à montrer un objet. Illustration en exemples.

« La mère d’Heather prit sa fille sur ses genoux et lui montra les moineaux, ces oiseaux qu’elle trouvait si adorables. » Ici, nous avons les deux en une phrase. « ses » est le pronom possessif exprimant le fait que les genoux soient ceux de la mère d’Heather, et pas d’une autre personne. Ensuite, « ces » montre les oiseaux, ce qui signifie que l’on pourrait dire « ces oiseaux-là », par exemple, bien que cela massacre un peu la phrase, ou bien, en mettant « moineaux » au singulier, « cet oiseau qu’elle trouvait si adorable ». Là, les oiseaux n’appartiennent pas à « sa fille », ce qui signifie donc que le pronom est « ces » et pas « ses » puisqu’il n’y a pas de possession.

Ensuite, il ne faut pas oublier « ça » et « sa », bien que le premier ne devrait pas exister, je le trouve vraiment immonde. « ça » est la contraction de « cela » et un pronom démonstratif comme « ces », rien de plus simple, tandis que « sa » est, à l’instar de « ses », un pronom possessif.

« Le fait que sa fille souffre inquiète beaucoup la mère d’Heather, ça la rend triste également. » Ici, nous avons les deux. Comme dit précédemment, « sa » exprime la possession en tant que pronom possessif, puisqu’on parle ici d’Heather (la fille de la mère d’Heather en somme). Ensuite, nous avons « ça » qui peut être remplacé par « cela », ce qui donnerait « cela la rend triste également ». Encore une fois, rien de sorcier, qui ose se tromper sur ce genre de choses ?

Passons ensuite à « ou » et « où », qui sont assez faciles (Comme tous les homonymes si l’on se donne la peine d’y réfléchir.) à différencier l’un de l’autre. En effet, là où « ces » et « ses » sont tous deux des pronoms, « ou » est une conjonction qui sert à indiquer un choix entre deux choses, tandis que où est un pronom relatif ou un adverbe interrogatif qui sert, dans ce cas, à poser une question. La preuve en exemples…

« En voyant le meurtrier de Silver, Heather avait deux choix : le tuer et ne pas valoir mieux que lui, ou lui laisser la vie sauve et ne jamais obtenir sa vengeance. » Dans cette phrase, nous pouvons observer que le sujet, « Heather », doit faire le choix entre deux options, nous avons donc entre celles-ci la conjonction « ou ».

« Heather s’allongea dans son lit, où elle attendit que sa mère vienne la bercer. » Ici, nous avons le pronom relatif « où » qui exprime le lieu, ici, le lit d’Heather. Rien de sorcier.

Si vous avez des doutes, sachez cependant que vous pouvez remplacer « ou » par « ou bien », ce qui n’est pas le cas de « où ».

Là et la. Je me demande ce qu’ils font dans ce tutoriel, ils sont bien trop simples, et pourtant, certains arrivent encore à faire la faute de mettre « là » au lieu de « la » et inversement. Enfin je dis ça pour tous les homonymes mais bon. La est un article féminin ou un pronom féminin lorsqu’il remplace un groupe nominal féminin. Là, quant à lui, est un adverbe à valeur de lieu ou de temps, ou alors il sert à former les démonstratifs composés comme « ceux-là ». En exemples…

« June s’approcha lentement d’Heather et la gifla sur la joue. » Ici, nous avons les deux cas de « la ». Le premier remplace « Heather » en tant que pronom féminin, et le deuxième est l’article féminin lié à « joue ».

« La mère d’Heather emmena sa fille là, au sommet de la colline. Sa fille, celle-là même qui était née pour incarner la perfection. » Ici, nous avons les deux cas de « là ». Le premier sert à exprimer le lieu, le second est dans le démonstratif composé « celle-là ». Rien de sorcier toujours, n’est-ce pas ? Alors dîtes-moi, pourquoi les gens arrivent à faire encore la faute ?

Cette fois, je me demande vraiment comment on peut être assez… pour faire une faute pareille. « Mes » au lieu de « Mais ». Sérieusement, cela me dépasse. Ce n’est même plus une question d’accent là, ni un petit « s’ » au lieu de « c’ ». Je savais déjà ne plus faire une faute dessus au CP. Bref. Mais est une conjonction de coordination servant à marquer l’opposition, on peut le remplacer par « cependant », par exemple. Mes, lui, est un pronom possessif, je ne reviendrai pas dessus, tout le monde sait ce qu’est un pronom possessif. Donc, en exemples encore une fois…

« La pluie tombait mais la petite fille n’avait pas froid. » Ici, nous avons « mais ». En effet, la pluie tombe, pourtant la petite fille n’a pas froid, alors que lorsque nous sommes mouillés, nous avons tendance à greloter et à attraper froid. Nous pouvons ainsi voir que « mais » montre une certaine opposition.

« Mes armes sont ridicules, celles qu’Heather créent sont énormes ! » Nous pouvons ici voir le pronom possessif « mes » lié à « armes », montrant ainsi, comme un bon petit pronom possessif (Oui, un pronom possessif est un chien maintenant.), la possession.

Cette fois, on tombe vraiment dans le n’importe quoi. Et pourtant, vous n’avez jamais vu cette faute, dans ce que vous ou d’autres personnes dîtes ? « Ses yeux son bleus. » ou « C’est sont chien. », cela ne vous rappelle absolument rien ? Son est un pronom possessif (Encore un, oui.) et accessoirement un nom, alors que « sont » est le verbe être conjugué à la troisième personne du pluriel, au présent de l’indicatif.

« Heather frissonna en entendant le doux son de son arme qu’elle rechargeait. » Ici, nous avons les deux cas de « son ». Le nom, sur lequel on ne s’attardera pas, ainsi que le pronom possessif. Encore une fois, « son » sert à montrer que « arme » appartient à Heather, et pas à une autre personne.

« Heather murmura à l’oreille de sa victime « Regarde ces balles, elles sont rondes, comme les trous qu’elles vont faire dans ton crâne ! ». » Nous pouvons ici voir que « sont » est un verbe, pour le vérifier (Bien que cela soit visible sans réfléchir énormément.), nous pouvons dire « Regarde cette balle, elle est ronde, comme le trou qu’elle va faire dans ton crâne ! ».

Encore une fois, je suis forcée de rire de cette faute. Certains arrivent encore à écrire « Elle peu » ou « il y a peut », alors que ces deux mots n’ont absolument rien à voir. En effet, là où « peut » est le verbe pouvoir à la troisième personne du singulier au présent de l’indicatif et qu’on peut donc le mettre au pluriel pour vérifier, ce qui rend donc l’orthographe facile à respecter de base, « peu » est un adverbe servant à exprimer la quantité, ce qui n’a absolument…rien à voir. La preuve dans les exemples.

« Il y a peu de place dans la chambre d’Heather, celle-ci servant à entreposer diverses armes. » Ici, nous avons « peu », qui sert à exprimer le fait qu’il reste peu de place dans la chambre d’Heather. « peu » est facilement identifiable, en effet, normalement, en le remplaçant par « beaucoup » le sens de la phrase est opposé à celui de la phrase de base.

« Personne ne peut tirer aussi bien qu’Heather. » Ici, « peut » est donc le verbe pouvoir, cependant, on ne peut pas le mettre au pluriel sans changer un peu la phrase, attention donc à ce que vous faîtes.

Pour finir, je vais terminer avec une faute que je vois souvent, c’est-à-dire « quand » à la place de « quant » et inversement. N’oublions pas non plus « qu’en ». Quand est une conjonction ou un pronom interrogatif qui exprime le temps. Quant sert à parler de quelqu’un qui est concerné par quelque chose. Et qu’en est formé de « que » ainsi que de « en ». Le troisième n’est pas vraiment sujet aux fautes, mais qu’importe.

« Quand Heather tira avec ses deux pistolets, la première balle toucha un arbre. La seconde, quant à elle, ricocha sur le mur du quartier général et manqua de la toucher. Cela n’arrivait qu’en de rares occasions. » Ici, nous les avons tous les trois. Le premier, « quand », peut être remplacé par « Au moment où », essayez donc et vous verrez. Le second, « quant », peut être remplacé par « en ce qui concerne » en transformant un peu la phrase, et le troisième, « qu’en » ne peut pas être remplacé, mais comme il est le seul pour lequel ce n’est pas possible…

La phrase devient donc cela après les remplacements : « Au moment où Heather tira avec ses deux pistolets, la première balle toucha un arbre. En ce qui concernait la seconde, elle ricocha sur le mur du quartier général et manqua de la toucher. Cela n’arrivait qu’en de rares occasions.» Nous pouvons ainsi voir que la phrase a été transformée puisque « quand » et « quant » ont été remplacés par autre chose, mais elle garde le même sens.

Maintenant, il reste d’autres homonymes, mais ceux-ci sont assez rares et/ou faciles à différencier, ce qui me laisse penser que les évoquer ne servirait pas à grand-chose. Ensuite, concernant les fautes d’orthographe autres, je ne peux qu’aider pour les principales, celles où des règles s’appliquent disons. Le reste ne tient qu’à voir, surtout que généralement, les fautes sont signalées par Word si le mot n’est pas dans le dictionnaire, et en dehors des homonymes et des terminaisons, il est très rare que les mots soient français lorsqu’il y a des fautes.

Emi Burton
© Heather pour Colored Dust

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MessageSujet: Re: X - Tutoriels Français   Dim 10 Avr - 23:31

Tutoriel conjugaison

Et donc salut à tous les amis ! Si, aujourd’hui, je poste ce tutoriel, c’est pour une bonne raison : j’ai vu de nombreuses erreurs de conjugaison sur les forums que je fréquentais et j’ai donc décidé de faire ce tutoriel sur les erreurs fréquentes de conjugaison dans un RP. Vous le comprenez donc, je ne compte absolument pas vous détailler tous les temps, mais seulement ceux sur lesquels les erreurs sont fréquentes et qui sont concernés par le RP. Sans plus attendre, commençons donc.

Le subjonctif à nid

Les sous-parties c’est pour les faibles. Le subjonctif est un temps qui attire beaucoup de controverse pour plusieurs raisons. La première étant bien entendu que de nombreux RP utilisent le subjonctif présent alors que les autres temps appartiennent au passé (imparfait, plus-que parfait, passé simple…). Mon avis personnel (ainsi que celui de plusieurs personnes) étant que ce n’est pas réellement dérangeant du moment que la phrase reste française, car en effet, le subjonctif imparfait est un temps qui est bien plus tranchant dans le RP, comparé au présent qui reste beaucoup plus doux dans une phrase.
Exemple : Il fallait que tu vinsses.
Exemple 2 : Il fallait que tu viennes.

Le premier exemple introduit le verbe « venir », conjugué à l’imparfait du subjonctif. Le second, quant à lui, emploie le même mode, mais au temps présent. Nous observons ainsi que l’imparfait possède des terminaisons bien plus bruts pour un RP. Vous pouvez bien entendu l’employer si vous souhaitez exprimer votre richesse littéraire (ou simplement le fait que vous sachiez taper « [verbe] subjonctif imparfait » sur Google), mais prenez garde à bien choisir vos verbes dans ce cas, sans quoi l’imparfait du subjonctif risque de passer de manière moins poétique dans votre texte. Prenez garde cependant au fait que l’emploi du subjonctif présent lorsque le verbe de la proposition principale (le verbe présent avant le « que » dans les exemples) n’est pas au présent soit une erreur de langue, et ne reproduisez donc pas ça chez vous.

La seconde raison de la controverse est, justement, quand employer le subjonctif. Rien de plus simple. Tout d’abord, il faut savoir que le subjonctif dépend de deux éléments. Tout d’abord, la présence d’un verbe avant le pronom relatif dans la phrase (les principaux étant « qui », « que », « quoi », « dont » et « où ») sauf dans de rares exceptions lorsque, par exemple, plusieurs propositions se suivent. (exemple : J’aurais voulu que rien de tout ceci ne se soit passé. Que tu n’aies jamais vu cela.). Surveillez donc bien la présence d’un pronom relatif dans votre RP.

Conditionnel vs Futur : FIGHT !

Bien que leurs utilisations soient clairement différentes, certains arrivent à confondre les deux temps (si je vous trouve, je vous frappe, mécréants !) qui n’ont pourtant rien à voir. Pour voir les choses simplement : le conditionnel sert à exprimer un souhait, un regret ou encore comme son nom l’indique, quelque chose qui est soumis à une condition.

Exemple : S’il prenait soin de lui,il serait bien plus beau.
Exemple : J’aurais voulu être un artiste.

Dans cet exemple (le premier), nous observons donc la présence de « si » (au cas où, « si il » = « s’il ») dans la même phrase que le verbe conjugué au conditionnel présent. En l’occurrence, ce « si » sert à introduire le dit verbe lorsque le conditionnel est employé pour exprimer quelque chose de soumis à une condition. Surveiller ce « si » est donc un très bon détecteur de conditionnel. Dans le second exemple, le narrateur exprime un regret, le fait qu’il aurait voulu être un artiste, plutôt qu’être un vulgaire exemple. Si vous voulez donc détecter le conditionnel dans une telle phrase, essayez de réfléchir : que veut exprimer le narrateur ? Si c’est un souhait, ou encore un regret, le mode sera donc le conditionnel.

Le futur, quant à lui, exprime une action qui se déroulera dans une période à venir. Pour vérifier que le futur est à employer, on peut donc employer un adverbe tel que demain, bientôt…qui exprime un événement qui se passera plus tard. Ainsi :

Demain, j’aurais voulu être un artiste.

Demain, j’irai au cinéma.

Nous pouvons observer qu’en plus d’avoir une utilité radicalement autre que le conditionnel, le futur possède des terminaisons qui ressemblent énormément, mais elles sont bien différentes. Par exemple, pour le verbe aller avec le futur puis le conditionnel présent :
J’irai
Tu iras
Il ira
Nous irons
Vous irez
Ils iront

J’irais
Tu irais
Il irait
Nous irions
Vous iriez
Ils iraient

Et donc, oui, comme vous l’avez remarqué, le conditionnel possède la racine du futur, mais avec les terminaisons de l’imparfait.

« Je » suis ton père

Le fait d’employer « je » dans un RP devient de plus en plus fréquent. Cela permet une meilleure immersion pour certains, en plus de s’épargner de nombreux problèmes avec les temps car souvent la 1ère personne est plus simple (de mon point de vue). Cependant, faîtes bien attention aux erreurs. Ainsi, n’oubliez pas que si la terminaison de la 3ème personne est souvent « t », « ait », « a », etc., NE FAITES SURTOUT PAS l’erreur de l’employer pour la 1ère personne, là où la terminaison sera plutôt « s », « ais », « ai »… Si vous n’arrivez pas à utiliser les terminaisons de la 1ère personne, ne vous forcez pas à écrire ainsi, et repassez à la 3ème personne qui est beaucoup plus simple pour s’habituer. Mais puisque j’aime bien embêter les autres avec mes exemples :

Je finis => il finit
J’étais => il était
J’irai => il ira

Dernière chose et non des moindres : l’impératif est un temps particulier qui ne comporte que trois personnes : la seconde du singulier, et la première et seconde du pluriel. Ainsi, un verbe conjugué à l’impératif prendra forcément les terminaisons de la seconde personne du singulier si on ne s’adresse qu’à une seule personne. C’est une erreur courante.
« Fait tes devoirs ! » est donc faux, il faut l’écrire « Fais tes devoirs ! ».
Cependant, attention, les verbes du premier groupe (manger, nager…) ne prennent pas la terminaison de la seconde personne du singulier.
Ainsi, un verbe conjugué à l’impératif à la seconde personne du singulier, s’il est du premier groupe n’aura pas le –s de la terminaison.
Exemple : « Mange ta salade ! », et non « Manges ta salade ! ».

Enfin bref, j’espère fortement que ce tutoriel fait avec la concentration et l’application d’une autruche en rute vous aidera. Si vous avez d’autres questions, des temps qui vous embêtent encore, la boîte à mp du staff vous est grande ouverte.

Emi Burton
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